Tchad - Evaluation Territoriale et Plan de Relèvement Local d’Adré (Octobre 2026)

Tchad - Evaluation Territoriale et Plan de Relèvement Local d’Adré (Octobre 2026)

Author(s)

IMPACT Initiatives
ACTED
Agence Française de Développement (AFD)
Report
Ouaddaï Province

Abstract

Frontalière du Darfour, la sous-préfecture d’Adré est l’une des zones de l’est du Tchad les plus affectées par la crise soudanaise, avec 214 943 réfugiés enregistrés à la date du 14 septembre 2026,1 et une place parmi les dix premières zones accueillant des retournés vulnérables en juillet 2026.2 Les informations disponibles y restaient fragmentées et peu centrées sur l’ensemble des groupes de populations – déplacés et non-déplacés – présents à l’échelle territoriale. Pour y remédier, une évaluation territoriale (ABA) a été conduite dans le cadre de l’initiative AGORA, financée par l’Agence Française pour le Développement (AFD), avec l’implication du Comité Mixte de Gouvernance Territoriale (CMGT) mis en place par la même initiative, afin d’appuyer la planification locale et l’élaboration d’une feuille de route opérationnelle dénommée Plan de Relèvement Local (PRL).

L’évaluation couvre la Ville d’Adré, le site d’accueil temporaire (SAT) et 42 villages situés dans un rayon d’environ 20 km. Elle combine des données quantitatives et qualitatives collectées d’avril à août 2026 avec une composante d’analyse géospatiale transversale : cartographie des infrastructures et des cartographies participatives, analyses d’accessibilité aux services, télédétection (occupation du sol, stress de la végétation), modélisation des zones inondables et tendances climatiques sur 30 ans. Elle permet de spatialiser les résultats et d’ancrer les priorités du PRL dans le territoire. Les résultats ménages sont représentatifs pour les non-déplacés et les retournés de la Ville et pour les réfugiés du SAT ; ils sont indicatifs pour les réfugiés en Ville, comme les données rurales, qualitatives et issues des gestionnaires. L’enquête ménages, menée en saison sèche juste après le Ramadan, ne couvre pas le milieu rural.